Virginie, du 3 au 12 Août, Direction la Norvège !!!
Virginie en Norvège – Chroniques d’un été en van
Cet été, Virginie a troqué les pupitres pour les paysages nordiques. Accompagnée de
Didier, elle s’est lancée dans une expédition norvégienne à bord d’un vaillant Peugeot
Partner, transformé en camping-car de poche. Et malgré les contorsions nocturnes —
Didier dormant en diagonale, Virginie en triangle — le van s’est révélé parfait pour un
road trip à la découverte des fjords norvégiens. Compact, agile, et presque douillet…
quand on ne cherche pas à se lever trop vite.

🚗 Tunnel violet, ambiance futuriste
On entre ici comme dans un rêve électrique. Les parois rocheuses baignées de lumière violette donnent à ce tunnel des airs de scène de concert ou de film de science-fiction. Les câbles, les lignes, les reflets… tout semble orchestré. Même les voitures deviennent des notes sur une portée lumineuse. Un passage qui pourrait s’appeler “Allegro chromatique en sol mineur”.
🚣♂️ Barque rouge sur lac miroir
Un instant suspendu. La barque, seule sur l’eau calme, semble attendre un accord secret entre ciel et terre. Les collines verdoyantes, les maisons paisibles, le reflet parfait… c’est une carte postale vivante. On imagine un air de Grieg flottant doucement, ou un solo de flûte traversière improvisé par le vent.

Le séjour fut court, alors il a fallu faire des choix. Pas de tremplin olympique ni de parc
Vigeland cette fois, mais quelques sculptures du célèbre Gustav Vigeland croisées dans
Oslo, et surtout… une vue à couper le souffle depuis le toit de l’opéra. Là-haut, entre ciel
nuageux et mer d’ardoise, Virginie et Didier se sont émerveillés du panorama, comme
suspendus entre architecture et horizon. En suite, entre Oslo, Bergen, traversée de la
Norvège d’est en ouest suivi d’un magnifique road trip parmi les fjords…

🎭 Opéra d’Oslo, entre ciel et fjord
Un temple moderne où l’art monte littéralement sur les toits. Les lignes épurées de l’Opéra d’Oslo invitent à la promenade autant qu’à la contemplation. Sous les nuages dramatiques, les silhouettes des visiteurs deviennent des notes sur une portée géante. C’est un lieu où l’architecture devient musique, et où chaque pas est une mesure vers l’inspiration.
🏰 Église en bois debout (Stave Church, Norvège)
Un chef-d’œuvre sculpté dans le silence des forêts nordiques. Cette église en bois debout, avec ses dragons en gable et ses toits en cascade, semble tout droit sortie d’un conte viking. Chaque poutre raconte une époque où le sacré et le païen dansaient ensemble sous les cieux norvégiens. On y sent le souffle du fjord, le mystère des runes, et l’écho des chants anciens.


🏘️ Bryggen, le cœur coloré de Bergen
Un arc-en-ciel de bois posé au bord du port. Ces maisons aux façades vives, témoins du commerce hanséatique, semblent raconter mille histoires — de harengs, de lutins, et de Noël éternel. Virginie, souriante incarne la joie simple de flâner dans un lieu où chaque poutre est une page d’histoire. Et derrière, la colline verdoyante veille comme une grand-mère bienveillante.
La météo, fidèle à sa réputation scandinave, a offert un ciel chargé, juste assez pour
donner à chaque photo un filtre dramatique naturel. Le retour en France fut un choc
thermique : on passe de la laine à la clim sans transition.

🏡 Maisons colorées sous la brume
Un village qui respire la sérénité. Les toits rouges, les murs jaunes, les jardins soignés… tout est posé là comme une palette de peintre. Et derrière, la montagne embrumée veille, comme un vieux chef d’orchestre discret. C’est le genre de lieu où l’on compose sans papier, juste avec le silence et les oiseaux.
🌄 Fjord majestueux sous ciel chargé
Un silence liquide, encadré par des montagnes vertigineuses et des cascades qui semblent pleurer doucement sur les flancs rocheux. Le ciel, lourd de nuages, ajoute une gravité presque sacrée à ce décor. C’est le genre de lieu où l’on se sent minuscule… et pourtant infiniment vivant. Un paysage qui pourrait inspirer une symphonie lente, en mode mineur, avec des pizzicati de pluie.

Côté logistique, le van devient une scène de théâtre miniature. Entre les sacs de voyage,
les provisions, les chaussures de rechange et les accessoires de cuisine, chaque
déplacement nocturne relève du miracle. Didier, stoïque, encaisse avec une élégance
toute norvégienne, les coups de tête sur un plafond trop bas et les réveils courbaturés
pliés en deux. Virginie, elle, garde le sourire, même quand il faut sortir du van en
rampant, lampe frontale vissée sur le front, telle une exploratrice au fond d’un fjord.

🪵 Plateforme panoramique au-dessus du fjord
Suspendue entre ciel et terre, cette passerelle en bois courbé est une invitation à l’émerveillement. Les visiteurs, minuscules sur ce promontoire, semblent flotter au-dessus du monde. Derrière eux, les montagnes verdoyantes et la cascade ajoutent une touche dramatique à ce théâtre naturel. On dirait presque une scène de ballet : le décor est prêt, les spectateurs sont là, il ne manque que la musique.
🎼 Balcon musical avec vue sur la ville
Un garde-corps qui chante. Les notes, les dièses, la clé de sol… tout est là pour rappeler que même les panoramas peuvent avoir leur propre mélodie. En contrebas, la ville s’étire entre collines et nuages, comme une partition urbaine. Ce lieu est un hommage discret à ceux qui voient le monde en musique — et qui savent que chaque paysage mérite sa propre tonalité.

En somme, “Virginie en Norvège” est une ode au voyage improvisé, à la débrouille
joyeuse et à l’amour des découvertes.
Virginie en Norvège, c’est aussi “Pierre Richard au pays des Vikings”, avec Didier en
marin d’escale, et un van qui aurait bien mérité une extension. Mais c’est surtout une
belle leçon de voyage : on peut dormir plié en deux, manger en diagonale, et quand
même revenir avec des étoiles plein les yeux.

🎨 “Le Cri” d’Edvard Munch
Face à ce tableau, le silence devient assourdissant. L’angoisse du personnage, figée sur le pont, se propage dans les cieux tourbillonnants comme une onde émotionnelle. C’est l’instant où l’humanité se regarde dans le miroir de ses propres vertiges. Une œuvre qui ne se contemple pas, elle se ressent — viscéralement.
🎼 Statue d’Edvard Grieg à Bergen
Le maître du romantisme norvégien trône paisiblement dans ce parc, comme s’il écoutait encore le murmure des fjords. Le clin d’œil du moineau perché sur sa tête ajoute une touche d’ironie à cette scène solennelle — comme si la nature elle-même venait saluer le compositeur. En arrière-plan, la “Bergens Kunstforening” rappelle que l’art ici ne se fige pas : il dialogue, il respire, il vit.


Pour ma part, c’est dans la chaleur de la Crête que j’ai remplacé le saxo par le wingfoil et comme Olivier, l’ouzo est de rigueur…
En mode Covid depuis lundi
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